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Toul : mouvement de grève au Lycée Majorelle

9 novembre 2020 Actu Reportages et interviews


Lundi 9 novembre 2020

Toul : mouvement de grève au Lycée Majorelle, avec Etienne Masson, professeur d’histoire et de géographie

A l’image de l’Agence Régionale de Santé du Grand Est qui demande, en pleine crise sanitaire, à l’hôpital de Toul de faire des économies, la région Grand Est impose aux lycées dont elle a la charge un régime sec. Ainsi, le Conseil Régional n’a pas compensé la disparition de deux postes d’agents lors de l’année scolaire précédente (un décès et un départ en retraite) au Lycée Louis Majorelle de Toul, soit un poste de lingère et un poste d’ATS en moins, et potentiellement la disparition d’un troisième poste d’agent d’entretien des locaux. Conséquences, avec plusieurs agents en arrêt maladie en ce début d’année scolaire – notamment à cause de la Covid-19 – le lycée se retrouve en sous-effectif. Et si on rajoute à ça “la mise en œuvre d’un protocole efficace, à même de pouvoir protéger efficacement élèves et personnels” on imagine facilement la surcharge de travail que cela implique, et l’épuisement autant physique que psychologique qui lui est associé.

C’est dans ce contexte tendu que la communauté éducative du Lycée Majorelle a souhaité alerter l’opinion publique et les parents d’élèves. Depuis une semaine, une partie des agents, ceux qui le peuvent, sont en grève. Une pétition a été lancée, signée par plus de 90 % du corps enseignant. A terme, ils s’inquiètent des risques pour la santé physique et mentale des salariés concernés, mais aussi des conséquences sur la vie même au sein du lycée et sur la qualité de la prise en charge des élèves. Une situation qui pour eux “met toutes et tous en danger dans le contexte actuel de reprise de la dynamique épidémiologique, qui nécessite au contraire une dotation renforcée afin de pouvoir appliquer les protocoles de sécurité tout en menant les autres projets présents dans l’établissement”. Leur message est clair “Nous exigeons que tous les postes vacants de l’année précédente soient pourvus le plus rapidement possible. Si nous estimons, le cas échéant, que l’insuffisance de personnel de maintenance et d’entretien ne permet pas l’application du protocole sanitaire dans des conditions suffisantes de sécurité, nous en informerons le CHSCT et nous étudierons à faire valoir notre droit de retrait”. Etienne Masson, professeur d’histoire et de géographie au Lycée Louis Majorelle, nous en dit plus dans cet entretien.

(mise à jour : cette grève n’a pas de lien direct avec l’appel à la grève lancé par plusieurs syndicats pour ce mardi 10 novembre 2020)

Simon Attenot


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