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Toul : le Comité de Défense de l’Hôpital St Charles ne baisse pas la garde

3 novembre 2020 Actu Reportages et interviews


Mardi 3 novembre 2020

Toul : le Comité de Défense de l’Hôpital St Charles ne baisse pas la garde

“Défendons nos hôpitaux de proximité !”

Nous avons reçu le 28 novembre dernier le Collectif de Défense de l’Hôpital de Toul. Juste avant l’été, alors que le personnel soignant est encore à bout de souffle après une première vague de Coronavirus dévastatrice, l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Grand Est a demandé à la direction de l’Hôpital Saint Charles de faire 380.000 euros d’économie. Dans le viseur, la fermeture du service chirurgical de nuit. Conséquence, en cas d’urgence, c’est au CHRU de Nancy qu’il faudra se rendre, ce qui représente déjà une certaine distance pour les Toulois, encore plus pour les Meusiens. A terme, c’est aussi la maternité de Toul qui est en danger, car en cas de problème, une maternité ne peut pas se passer d’un service de chirurgie d’urgence. Et de manière générale, ce sont tous les hôpitaux de proximité qui sont menacés.

Malgré les disfonctionnements du système de santé mis en lumière par la crise sanitaire que nous vivons, malgré une volonté affichée du gouvernement à tendre la main au personnel soignant à travers un “Ségur de la santé”, la stratégie de l’Etat, mise en application par les ARS, reste la même, et ce depuis près de 20 ans : une logique comptable au service de la privatisation progressive de l’hôpital public, au détriment de la santé des patients, en particulier des plus démunis.

Les exemples récents sont nombreux : la mise en place d’un forfait de 18 euros pour se faire soigner aux urgences pour “désengorger les services”, l’emploi de jeunes diplômés de médecine comme stagiaires sous-payés voire pas payés du tout, la demande faite aux responsables d’établissement d’empêcher les discussions avec les représentants du personnel et les syndicats, sous couvert de mesures sanitaires, ou encore, à Toul, la “délégation” d’une partie du service de radiologie de l’hôpital à une entreprise privée. Isabelle Marc, Denis Weber et Luc Ferretti du Collectif de Défense de l’Hôpital de Toul étaient nos invités pour en parler.

Simon Attenot


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